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Le pétrole poursuit donc son déclin, l'offre excédentaire inquiète

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Photo: Shutterstock

Les prix du pétrole poursuivaient leur déclin mardi en cours d'échanges européens, souffrant d'une nette correction encouragée par plusieurs actualités de mauvais augure sur le front de l'offre, mettant fin à une spectaculaire progression des cours depuis dix jours.

Vers 6h30 (heure du Québec), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre se négocie à 48,60$US sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul de1,14% par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perd 1,12% à 46,88$US.

«Les prix du pétrole ont chuté de plus de 1% des deux côtés de l'Atlantique après de lourdes pertes lundi. Les conséquences d'un accord sur un gel de la production ont été exagérées au cours des dernières semaines, faisant passer les prix d'un territoire baissier à un terrain haussier en l'espace de trois semaines», commente Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Les cours du Brent et du WTI, qui étaient tombés début août à des plus bas en trois mois et demi, sont ensuite parvenus à fortement rebondir, portés notamment par l'annonce d'une réunion informelle des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) fin septembre à Alger, ce qui a relancé les espoirs de voir les producteurs de brut du cartel s'entendre sur un gel de l'offre.

Mais « même si l'OPEP et d'autres grands producteurs comme la Russie s'entendent pour coopérer afin de geler (leur production) à ses niveaux actuels, cela ne devrait pas avoir un effet positif très prononcé sur les prix alors que leur offre est déjà à des niveaux records», expliquait M. Sayed.

Le scepticisme grandissant du marché quant à l'issue de cette réunion informelle du cartel, ainsi que le retour sur le devant de la scène de plusieurs éléments défavorables du côté des fondamentaux de l'offre et de la demande ont ainsi été le catalyseur dès lundi d'une nette correction des prix, faisant repasser le Brent et le WTI respectivement sous les 49 et 47 dollars le baril.

« L’Irak prévoit d'intensifier ses livraisons de pétrole à la Turquie cette semaine » tandis que « le groupe rebelle des Vengeurs du Delta du Niger (NDA) au Nigeria a indiqué qu'il comptait engager des pourparlers au sujet d'un cessez-le-feu avec le gouvernement », ce qui pourrait mettre fin aux attaques sur des installations pétrolières ayant nettement perturbé la production du premier exportateur africain de brut ces derniers mois, expliquaient les analystes de Commerzbank.

Par ailleurs, précisait Tamas Varga, analyste chez PVM, « les exportations chinoises de diesel et d'essence ont plus que doublé en juillet par rapport à un an auparavant, ajoutant à la nervosité entourant la surabondance mondiale de produits raffinés ».

A cela est venu s'ajouter un léger renforcement du dollar dans le sillage de commentaires du vice-président de la banque centrale américaine jugés haussiers pour les taux d'intérêt américains.

Toute appréciation du billet vert, devise dans laquelle sont libellés les achats d'or noir, tend en effet à peser sur ces derniers.

 

Source: 
AFP