Promote, Conférence : Incurbateur d'entreprise, Entrepreneuriat, Innovation

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Au milieu, Mme Mariette Bissene Moulongo, Photo: IMFURA

Il y une effervescence du terme entrepreneuriat car il y a un certain moment « n’entreprenaient que ceux qui n’avaient pas fait les études » remarque Mme Mariette Bissene Moulongo. Elle continue : « lorsqu’on regarde, on se rend compte que ceux qui ont réussi n’étaient pas forcément des intellectuels ». Pour elle, cet engouement pour le terme entrepreneuriat peut se justifier par un « éveil de conscience ». Car, aujourd’hui, ceux qui veulent devenir entrepreneurs sont parfois bourrés de diplômes. N’ayant pas trouvés d’emploi encore occupé par leur parent, ils pensent en créer un par eux-mêmes. Problème !

Mais est-ce que nous sommes prêts à se lancer dans l’entrepreneuriat ?

N’est pas entrepreneur qui le veut. Pour le devenir on a besoin d’être endogène, c’est-à-dire que tout dépend de nous. Lorsque vous avez l’envie d’entreprendre, vous voyez des opportunités sur tout ce qui tourne autour de vous. Un exemple peut être celui du Camerounais Alain Nteff, qui a lancé Giftedmom et qui, justement a été accompagné par le centre d’incubation de polytechnique. En 2016, il a remporté le prix du Total challenge startups. Elle explique comment sur une simple observation du nombre de décès des femmes enceintes ou des morts né(e)s, tout citoyen était appelé à apporter une solution. Il l’a fait en créant cette application qui permet de renseigner la mère enceinte afin qu’elle n’ignore pas ses rendez-vous et autres. Inspirant !

L’esprit de créativité, d’innovation et d’entreprise.

Notre expert pense que nous ne sommes pas forcément nés avec des prédispositions pour devenir créatif. Mais nous pouvons tout de même le stimuler, tout comme le processus d’innovation Voici une histoire qui peut inspirer quelques-uns. Un jour une jeune fille très pauvre apprend qu’il y a un grand professeur qui viendra donner une conférence dans son école. Elle s’y intéresse, mais ne dispose pas de moyen. Elle travaille alors d’arrache pieds pour y participer.

Après avoir cotisé franc après franc, ce jour-là elle va à la conférence. Très contente à la fin de la conférence, elle va voir le conférencier pour le féliciter des opportunités qu’il a eues dans sa vie. Et à ce dernier de lui demander : vous n’avez pas eu d’opportunité ? Elle a répondu par la négative. Ensuite le professeur lui a demandé ce qu’elle faisait dans la vie. Elle a dit qu’en dehors des études, elle vendait les pommes de terre. Alors il lui dit mais où est ce que tu le fait ? Elle a dit devant ma maison sur une brique. Il lui a demandé de faire une explication sur la composition de la brique. Troublée, elle a dit qu’elle ne pouvait et que ce n’était pas son domaine.

Après quelques échanges inutiles, elle est partie et le professeur lui a rappelé : « n’oublie pas la composition de la brique. » Son regard montrait le désintéressement. Elle continua donc à vendre ses pommes de terre pendant bien longtemps au même endroit. 

Mais un jour elle va s’assoir sur sa brique et cette dernière se casse. Elle va voir un briquetier, pour lui demander ce que c’est. Cet évènement lui rappelait ainsi son entretient avec son professeur. Le briquetier lui a dit qu’il s’agissait d’une brique qui avait atteint la fatigue d’où la rupture. Cela là troublé davantage. Elle a dit mais il y a quoi dedans ? Il lui a dit du phosphate et de la silicone. Insatisfaite, elle va décider d’en connaître plus.

Elle va à la bibliothèque fait des recherches et rédige un texte de 36 pages qu’elle envoie au professeur. Il prend l’article et le publie dans une revue de littérature et lui dit : « vous avez contribué à enrichir la connaissance de la brique dans le monde. » Elle commença à prendre conscience. Ensuite le professeur lui demanda qu’est-ce qu’il y avait souvent le plus sous ta brique ? Elle répondu les fourmis. Il lui dit va travailler dessus. Elle y va et le fait. Par la suite, elle est devenue une grande conférencière en parlant des histoires de briques et de fourmis à travers le monde. Dernièrement elle est allée donner une conférence en Australie. Après avoir payé son billet d’avion et son accommodation, on lui a remis 12 millions de FCFA pour son cachet.

On ne le dira jamais assez, le chemin de la richesse est tortueux.

En passant, dans Pensez altruiste et devenez riche, l’entrepreneur et auteur, César Tchoffo dit « vous ne saurez jamais quand vous détenez la bonne réponse, mais vous devez toujours chercher la bonne réponse ».

Source: 
IMFURA