Le pétrole gagne du terrain à l'issue d'une semaine sans direction

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@DR

Les prix du pétrole progressaient vendredi en fin d'échanges européens, à la suite de problèmes de production au Nigeria, pour finir une semaine sans véritable direction.

Vers 12H00, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 47,84 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 47 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août gagnait 41 cents à 46,09 dollars.

Les cours ont été soutenus alors que "Exxon a interrompu ses chargements depuis un port nigérian à la suite de problèmes techniques probablement causés par des militants locaux", a noté Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

"Les progrès du brut ont été soutenus par une des statistiques de la croissance chinoise qui supposent une demande plus élevée", a-t-il ajouté.

Cette hausse a conclu une semaine hésitante et volatile, sur fond de rapports contradictoires sur l'état du marché.

"Clairement, il n'y a pas eu de réelle conviction de la part des acheteurs ou des vendeurs cette semaine. Et qui pourrait leur reprocher ? Après tout, il semble n'y avoir aucun cohérence dans les données et les prévisions des principales agences pétrolières", a relevé Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

Les analystes de Commerzbank ont aussi souligné une série de données et rapports ayant suscité des interprétations différentes, voire contradictoires.

"L'Agence internationale de l'Energie (AIE) a par exemple averti mercredi que le surplus de stocks resterait en place pour un moment. Cela a laissé penser à certains investisseurs que le marché du pétrole resterait sur-approvisionné. Cette impression n'est pas correcte: le marché est équilibré car les stocks ne grossissent pas, contrairement au premier semestre", ont-ils expliqué.

Ils ont précisé que pour constater une réduction des stocks, il fallait que le marché soit sous-approvisionné, ce qui pourrait néanmoins être le cas l'année prochaine, d'après des estimations de l'AIE et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Ces analystes ont mis en avant le fait que plusieurs indices laissaient penser à une baisse en cours de la production américaine et chinoise, ce qui devrait apporter à terme un certain soutien aux prix.

Source: 
AFP