Le manque de suivi des micros projet de développement au Cameroun sanctionné par la suspension des financements de l’ambassade de l’Allemagne

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Au moyen d’un  communiqué  sec et court  sur le site web de l’ambassade allemande  au Cameroun, « L’ambassade a suspendu le financement des microprojets de développement pour les années 2016 et 2017. Les demandes ne seront acceptées qu’après la reprise du financement des microprojets de développement ». Aucun motif précis n’y est ajouté.

Par contre, il ressort du côté du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), où se gère la coopération bilatérale, que « c’est du fait de l’absence de personnels dédiés au suivi de l’exécution physico-financière des microprojets qu’elle finance par ses propres ressources que l’ambassade d’Allemagne a décidé de suspendre ce financement ». Notre source souligne que les microprojets dont il est ici question, sont généralement soumis à l’ambassade par des ONG, les communes, les villages, les individus ou des groupes organisés. « Il ciblent principalement la construction et l’équipement des écoles et des centres de santé, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’électrification rurale, etc. »

C’est dire que cette suspension ne concerne pas la coopération bilatérale en elle-même. C’est-à-dire les ressources octroyées au gouvernement du Cameroun dans le cadre des négociations intergouvernementales et suivis par des structures allemandes bien connues dont le GIZ. Bien au contraire, l’enveloppe de projets de la coopération bilatérale avec l’enveloppe croit au fil des ans, de 77 millions d’euros (plus de 50 milliards de F) en 2010 à 100,5 millions d’euros (65,8 milliards de F) négociés en 2016

En réalité,  rappelons que « dans le cadre de la coopération bilatérale technique, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun dispose d’un fonds pour le financement des microprojets de développement. Les projets financés doivent viser à couvrir les besoins de base des couches les plus démunies de la population. Une attention particulière est également portée sur la prise en compte de la notion du genre dans chaque projet financé ». Le site indique, par ailleurs, que « du fait du nombre élevé de demandes, le financement du projet est limité à un montant maximum de 10.000 Euros au Cameroun », soit environ 6,5 millions de F.

 

Source: 
IMFURA