L'État français va émettre sa première obligation verte

A lire aussi

A lire aussi

© ERIC PIERMONT/AFP Ségolène Royal et Michel Sapin ont présenté mardi 3 janvier, au ministère de l'Environnement, le projet d'obligations vertes de l'État français.

Le programme d'émissions français pourrait financer des projets bénéfiques à l'environnement jusqu'à 10 milliards d'euros.

La France veut accélérer le développement de la finance verte. Comme promis, elle va donc émettre dans les prochaines semaines des emprunts d'État dédiés au financement de projets bénéfiques à l'environnement (transports propres, économies d'énergie…), pour lutter contre le réchauffement climatique et défendre la biodiversité.

Elle avait l'ambition d'être le premier État à émettre ces obligations vertes, dans la continuité de la COP21, mais la Pologne lui a grillé la politesse en décembre, pour des montants modestes (750 millions d'euros sur cinq ans). Présenté mardi matin par Michel Sapin, et Ségolène Royal, le programme d'émissions français pourrait, lui, financer jusqu'à 10 milliards d'euros de dépenses «vertes» clairement identifiées (dépenses fiscales, ou de fonctionnement, mais aussi investissements nouveaux).

L'Agence France Trésor a confié à un groupe de banques la mission d'évaluer l'appétit des investisseurs internationaux pour ces emprunts d'une durée longue (de quinze à vingt-cinq ans), qui devront être liquides «afin que l'État ne paie pas plus cher que sur ces autres emprunts», a précisé le ministre des Finances.

Ce test déterminera la taille de la première émission, qui devrait être assez importante (au moins 2,5 milliards d'euros) pour trouver sa place dans les indices mondiaux. Jusqu'à présent, les investisseurs se sont montrés très friands des green-bonds déjà émis par des organismes internationaux, des entreprises (EDF…) ou des banques (Société générale, Crédit agricole, BNP, BPCE…).

Source: 
Le Figaro