L’axe Babadjou-Bamenda bénéficiera de 192 millions de dollars de la BIRD pour renforcer la sécurité et l’efficacité des transports sur ce tronçon

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Le 27 octobre 2016  à Washington, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 192 millions de dollars destiné à accompagner les investissements actuels et futurs du Cameroun dans les transports. Le Projet de développement du secteur des transports est la première opération de la BIRD en faveur du Cameroun depuis 1992. 

Le nouveau projet contribuera à renforcer la planification dans le secteur des transports, à améliorer l’efficacité et la sécurité du tronçon Babadjou-Bamenda sur l’axe routier qui relie Yaoundé à Bamenda, et à accroître la sécurité de plusieurs aéroports internationaux.

« Le Cameroun est une importante plaque-tournante du transport en Afrique centrale mais ne profite pas  pleinement des retombées économiques de cette position favorable, à cause de la faiblesse de son réseau routier et du coût élevé des transports et de la logistique. Nous voulons accompagner les efforts du pays pour planifier et mettre en œuvre une stratégie d’investissement dans le transport multimodal », a souligné Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale au Cameroun.

Rappelons que ce projet vient compléter un financement de 200 millions de dollars de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC) pour rénover un tronçon essentiel de 241,2 kilomètres entre Yaoundé et Bafoussam, sur le même couloir routier.

 Le projet en question aura trois volets. Le premier volet du projet consistera à renforcer les capacités des pouvoirs publics à planifier, développer, gérer et entretenir les infrastructures de transport. Le deuxième volet va permettre de réduire le temps de trajet entre Babadjou et Bamenda en améliorant l’état et la sécurité du tronçon le plus dégradé d’un couloir routier prioritaire entre la capitale du pays, Yaoundé, et Bamenda. Quant au troisième volet, il sera essentiellement consacré à la mise en œuvre des normes de l’ICAO sur les aérodromes et l’assistance au sol dans les aéroports de Yaoundé, Douala, Garoua et Maroua, ainsi que sur le système camerounais de contrôle de la sécurité aérienne. Le financement couvrira par ailleurs l’assistance technique, les équipements, la formation et les frais de fonctionnement liés au projet.

 

Source: 
IMFURA