L’application des textes communautaires CEEAC en matière de commerce et de libre échange reste d’actualité.

A lire aussi

CEEAC

Le 22 septembre 2016 à l’Immeuble Etoile, Madame MFOULA EDJOMO Thérèse Chantal, Secrétaire Général adjoint de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC)  a été reçu  en audience par Premier Ministre, Chef du Gouvernement en mission de sensibilisation pour l’adoption des textes communautaires en matière de commerce et de libre-échange.

La CEEAC est un marché de 140 millions de consommateurs répartis dans dix pays membres. Créé le 18 octobre 1983 à Libreville au Gabon, elle a inscrit dans ses priorités depuis 2012 la solidarité entre les Etats-membres à travers la mise en place de la contribution communautaire d’Intégration (CCI), la constitution d’une zone de libre-échange communautaire (ZLE) et la libre-circulation des personnes entre autres. Depuis lors, cette priorité tarde à être mise en œuvre.

Interrogée par la presse au sortir de l’audience sur sa présence chez le Chef du Gouvernement, la camerounaise d’origine en charge du Département de l’intégration physique, économique et monétaire a clairement déroulé l’objet de leurs échanges.

« Nous avons parlé avec Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de cette mission de sensibilisation et de plaidoyer que nous menons afin que les pays de la sous-région puissent insérer dans leur ordre juridique interne les textes communautaires en matière de commerce et de zone de libre-échange qui devraient être opérationnalisés en janvier 2017 », a-t-elle déclaré.

Cette sensibilisation va davantage concerner les opérateurs économiques afin qu’ils puissent maîtriser la procédure d’obtention d’agréments aux tarifs préférentiels de sorte que leurs produits puissent librement circuler dans la sous-région. L’objectif ultime de la CEEAC est l’arrimage des acteurs économiques sous-région aux au processus courant de mise place de la zone de libre-échange continentale enclenché par l’Union africaine.

Titillée sur la libre-circulation des personnes, Madame le Secrétaire générale adjoint du Département de l’intégration physique, économique et monétaire (DIPEM) a assuré que la mise en circulation du passeport CEMAC reste d’actualité pour faciliter le mouvement des personnes dans la sous-région. Les Ministres en charge de ces questions sont à pied d’œuvre pour parvenir à cet idéal. Tout semble en effet indiquer que le processus est irréversible, l’UA ayant adopté le passeport africain à Kigali, en juillet 2016, lors du 27e sommet de cette instance faitière continentale.

D’après Madame le SGA/CEEAC, le passeport africain « permettra de pallier aux difficultés que la sous-région connait encore. Lesquelles vont se résorber  au fur et à mesure, a-t-elle indiqué,  de façon optimiste.

Source: 
IMFURA