Franchise : un concept à la mode de l’entrepreneuriat

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Très souple, le concept de la franchise s’adapte à différents secteurs et permet de brasser d’im­portantes affaires pour les entrepreneurs qui ont la capacité d’investir. Aperçu des possibilités et conseils d’experts.

La franchise présente de nombreux avantages : elle permet de bénéficier de l’expérience opérationnelle du franchiseur et d’utiliser un modèle d’affaires qui a fait ses preuves en plus de tirer profit de la notoriété d’une bannière. Être un franchisé exige toutefois d’endosser le rôle d’un opérateur qui a moins les coudées franches, plutôt que celui d’un entrepreneur indépendant qui prend ses propres décisions.

Le franchisé doit également assumer plusieurs obligations vis-à-vis du franchiseur, et lui verser des redevances prélevées à même ses revenus. En retour, le franchiseur prendra en charge marketing et publicité, et soutiendra son franchisé dans le développement de ses affaires.

 

Trouver le financement

La franchise offre un éventail de possibilités dans des secteurs variés allant de la restauration au commerce de détail, en passant par toute une gamme de services. L’investissement moyen requis varie entre quelques dizaines de millions de FCFA à des centaines de millions.

Est-il facile d’obtenir du financement pour acquérir une franchise ? Des spécialistes soulignent que les institutions prêteuses considèrent souvent que ce type d’achat est moins risqué que le démarrage d’une entreprise indépendante, ce qui les incitera à délier plus facilement les cordons de la finance. « Dans une franchise, on peut estimer que le risque ne repose pas uniquement sur les épaules du franchisé. Les bannières bien établies assurent également par leur notoriété un certain succès à leurs franchisés, ce qui rend la banque plus encline à accorder le financement ». Elle prévient toutefois que cela ne dispense pas l’emprunteur de présenter les mêmes garanties que n’importe quel autre entrepreneur, en plus d’afficher une solide crédibilité et un dossier de crédit sans tache. Rappelons cependant que l’institution prêteuse ne finance pas les frais de franchise initiaux.

Bonne nouvelle pour les franchisés : une fois l’affaire lancée, on atteint plus rapidement le seuil de rentabilité. Ce qui permet donc de traverser plus aisément les premiers mois d’opération, souvent ardus sur le plan financier pour un entrepreneur indépendant. Au Cameroun, les restaurations et les espaces commerciaux sont plus ouverts à la franchise.

 

Les défis de la croissance

Un franchisé peut-il faire croître ses affaires ou est-il limité par le concept même de la franchise ? Différentes options s’offrent à lui. Ainsi, il pourrait acquérir plusieurs franchises de la même bannière et devenir un multi-franchisé. Dans ce cas, il de­vra toutefois avoir les qualités et les compétences d’un gestionnaire. « Lorsqu’on opère plusieurs franchises, on passe à un autre niveau : on doit effectuer de la gestion de ressources humaines, de la gestion financière, etc. Tout le monde n’est pas nécessairement à l’aise dans ce rôle, certains pré­fèrent rester opérateurs ». Et du fait qu’on ne peut pas être partout à la fois,

déléguer, savoir s’entourer
de personnes de confiance
et trouver de bons gérants.

« Lorsqu’on détient plusieurs franchises, le défi est d’assurer la même qualité d’offre et d’exécution et de la reproduire, tout en ne se trouvant pas sur place soi-même ».

Il faut bien analyser la situation, car même si elle permet de faire des économies d’échelle, une nouvelle acquisition n’est pas toujours rentable. « On doit se demander si, pour générer davantage de revenus, l’achat d’une franchise supplémentaire est absolument nécessaire. Et si c’est le cas, est-ce que les revenus vont effectivement augmenter, ou est-ce uniquement la charge de responsabilités et de stress qui s’accroît avec une entreprise de plus… Pensez-y-bien, posséder plusieurs sites d’affaires demande beaucoup de planification ».

Dans le contexte camerounais avec le manque de confiance grandissant, les franchisés se sont souvent vu perdre une grande partie de leur investissement. Car les méthodes de gestion, souvent révolu pour ce genre d’affaire, ne sont pas toujours bien implémenter. IMFURA se présente alors en bonne alternative. Nous vous accompagnerons dans ce cas à mettre en place une gestion appropriée.

Autre option possible : acquérir une franchise qui n’est pas dans la continuité de la première. Par exemple, ouvrir un restaurant, alors que jusqu’à présent, on œuvrait dans le domaine du commerce de détail. « Toutefois, du point de vue de l’institution bancaire, cette nouvelle orientation peut être considérée comme risquée, ce qui la rendra hésitante à accorder du financement ». Car diversifier ses activités requiert souvent une grande souplesse dans la gestion, chose qui n’est malheureusement pas à l’acquis de tous.

Pour ceux que cela intéresse, la « master franchise » est une autre avenue à explorer. Elle consiste à développer une bannière qui existe déjà sur un nouveau territoire. « On devient une sorte de sous-franchiseur du franchiseur. Notre rôle consiste à vendre des franchises dans une zone géographique spécifique. Par exemple, on pourrait repérer une franchise américaine qui nous semble prometteuse, et s’entendre avec elle pour qu’elle nous attribue le territoire du Gabon. On vend alors des franchises de cette bannière, mais sans en exploiter une soi-même ». Dans ce cas, ce sont des compétences en gestion qui sont nécessaires avant tout.

Au Cameroun, des entreprises comme élégance pressing font de la franchise et les résultats sont plutôt mitigés. Car la personnalité de l’acquéreur de la franchise compte beaucoup, surement l’emplacement et la qualité du service sont des éléments à garder à l’œil. Car, qu’on le veuille ou non, entre acquérir un fastfood et une quincaillerie, il y a bel et bien matière à réflexion. Faites confiance à IMFURA pour vos acquisitions.

 

Source: 
IMFURA
Imfura Affaires n°5