Factfulness, le monde n'est pas autant mauvais qu'on l'imagine

A lire aussi

Factfulness from Hans Rosling

Comme promis, vous avez aujourd’hui la possibilité de gagner un livre que j’avais aussi gagné il y a un mois et demi par là. J’ai promis de le lire en un mois et de faire un résumé tout en mettant ce croustillant livre en compétition. La compétition avait lieu en France et je l’ai gagné étant au Cameroun. On m’a transféré le livre via kkakko, une plateforme de transfert qui réinvente la livraison de colis et courriers dans le monde. Pour vous faire une idée www.kkakko.com, une brillante idée de Ronel Kouakep.

Ok, je vais donc vous parler de Factfulness, the reasons we’re wrong about the world – and why things are better than you think. On y est. C’est un livre qui sort des sentiers et arrête de faire peur. Pas étonnant qu’il ait la signature Bill et Melinda Gates. Voici ce que Bill Gates dit de Factfulness : « One of the most important books I’ve ever read – an indispensable guide to thinking clearly about the world. »

En fait, le Suédois, Hans Rosling, son auteur, est une conséquence d’un ensemble de conférence  qu’il effectue dans le monde y compris au World Forum Economic, l’une des importantes plates formes d’échanges dans le monde qui abrite très souvent, les célébrités et les plus influents hommes et femmes tant des milieux politiques, économiques ou des affaires.

J’ai réfléchis à comment vous présenter cet ouvrage, et pour être honnête, j’ai été traumatisé par la qualité de son contenu. Du coup, j’ai choisi une histoire qu’il raconte à la fin du chapitre 7, intitulé « the destiny instinct ». Redressez vos épaules et mettez vos deux mains sur votre menton avant de lire. Vous allez avoir besoin d’humilité et d’attention.

Humilité et attention.

Avant d’aborder l’histoire en question parlons de l’humilité et de l’attention. Hans nous dit en fait dans Factfuness d’être précis. Il attire notre attention à regarder profondément dans les détails. Selon lui, par inattention, nous faisons vite d’arrondir les choses et les chiffres. En le faisant, nous causons de grands tords à l’humanité, ce qu’il nomme dans le chapitre 1 « the gap instinct ». Si nous étions humbles, nous sauront qu’il n’existe pas the nord et de sud, de riches et de pauvres, tout est relatif. « C’est trop facile » dit-il.

Malheureusement, en se comportant ainsi nous créons ce qu’il appelle au chapitre deux « the negatif instinct ». C’est cette aptitude qui nous amène à penser que le monde va s’écrouler demain si rien n’était fait. Heureusement ce n’est pas vrai et il le prouve. Malheureusement plus de 90% des personnes sur terre pensent, faussement, que le monde est effectivement entrain de s’effondrer.

Vous perdez patience, ok. Je vous propose l’histoire. Mais avant. Voici le concours pour gagner ce livre. Dans les pays à faible revenu dans le monde, quel est le pourcentage de jeunes filles qui finissent l’école primaire ? 20% ? 40% ? Ou 60% ? Le premier qui donne la bonne réponse gagne ce précieux livre. Trois points importants,

  • Vous devez résider au Cameroun. Je m’occupe des frais d’envoi.
  • Après deux mois, vous devez organiser un nouveau concours pour permettre à quelqu’un d’autres de le gagner.
  • Le concours a lieu uniquement sur Facebook.

Bonne lecture.

En 2013, Hans Rosling, le grand chercheur et écrivain SUEDOIS a prononcé une grande conférence devant près de 500 femmes au siège de l’Union Africaine en Addis-Abeba. Il a établi un rapport des grandes recherches entreprises sur le compte de la femme cultivatrice. Partant de là, il a expliqué à ses puissantes femmes du continent comment la pauvreté pouvait être éradiquée dans une 20taines d’années.

Cette année là, c’est Mme Nkosazama Dlamini-Zuma qui présidait la commission de l’Union Africaine et elle était assise juste devant lui et l’écoutait très attentivement. Lorsqu’il a fini sa conférence, l’une des meilleurs de son histoire de conférencier, Mme Zuma s’est approché de lui pour le remercier et l’encourager. Il a donc profité pour lui demander quelle avait été sa performance. Elle a été sincère avec lui.

« Bien, les graphiques était très bien et je pense que tu es un excellent orateur. Malheureusement, tu manques de vision. » Son tempérament très posé a un peu choqué Hans Rosling. Il a répondu de façon offensive « quoi ? Tu penses que je manque de vision ? » « J’ai pourtant dit que la réduction de l’extrême pauvreté pourra être historique au cours des 20 prochaines années. »

Mme Zuma a répliqué dans une voix très calme, sans émotion et sans gestuel « Oh oui, tu as parlé de l’éradication de l’extrême pauvreté, ce qui est un début. Mais tu t’es arrêté là-bas. Pense tu que les africains se battrons seulement pour venir à bout de l’extrême pauvreté ? Afin de vivre dans une pauvreté ordinaire ? » Elle s’adressait ainsi en le regardant droit dans les yeux, sans haine mais également sans sourire. Elle voulait l’emmener à comprendre la réduction de sa pensée.

Elle a continué : « Dans tes propos de fin, tu as dit que tu souhaites que tes grands et petits enfants viennent comme touristes en Afrique et voyagent dans les nouveaux trains à grandes vitesses que nous planifions de construire. De quel genre de vision s’agit-il ? Vous restez dans les mêmes visions qu’avaient les anciens européens. »

Elle l’a ensuite regardé droit dans les yeux et lui a dit : « Ce sont mes grands et petits enfants qui visiteront votre continent et voyageront dans les trains à grandes vitesses. Ils visiteront également les grands hôtels exotiques dont j’ai entendu dire que vous possédez au nord de la Suède. Cela va prendre du temps, nous le savons. Cela doit nécessiter de prendre des décisions intelligentes et des investissements à long terme. Mais, ma vision des 50 ans disent que les africains vont devenir de bons touristes en Europe et non des refugiés non désirés. »

Pour finir, elle lui a fait un brillant sourire non sans lui rappeler qu’il avait de très beaux graphiques. « Allons-y prendre du café » avait-t-elle conclu.

Pendant la séance de café, Rosling était troublé. Il s’est rappelé une conversation qu’il avait eue avec son premier ami africain il y avait 33 ans : Niherewa Maselina, une Mozambicaine de souche, Ingénieur des mines.

Il travaillait comme docteur à Nacala au Mozambique et son amie est venue avec lui et sa famille pour la plage, celle de NACALA, extrêmement jolie comme la plus part des plages en Afrique de l’Est. Il avait l’habitude d’être tout seul dans cette plage. Mais ce jour particulièrement, il y avait 15 à 20 familles. Il s’est retourné vers son amie et lui a dit : « Oh, C’est dommage, il y a plusieurs familles à la plage aujourd’hui. »

Son amie s’est alors offensée, exactement comme l’avait fait Mme Zuma : « Hans, ma réaction est vraiment le contraire. Je ressens une grande peine et une tristesse en regardant cette plage. Regarde la ville juste à coté, 80.000 personnes y vivent ce qui signifie un minimum de 40.000 enfants. Nous sommes le weekend. Seulement 40 d’entres eux ont pu venir à la plage, 1/1000. »

Elle a continué : « Lorsque j’ai fini ma formation en mines à l’est de l’Allemagne, je suis allé à la plage de Rostock le weekend et c’était plein de monde. Des milliers d’enfants qui passaient des moments magnifiques. J’ai envie que Nacala soit comme Rostock. Je veux que tous les enfants aillent à la plage le dimanche au lieu de travailler dans les plantations de leurs parents ou bien rester dans les carrefours des bidonvilles. Cela va surement prendre du temps. Mais je souhaite que cela soit ainsi. »

 « Après avoir délivré le plus beau discours de ma vie, j’ai réalisé que j’étais encore collé aux vieilles et statiques idées coloniales. En dépit de tout ce que mes amis et collègues africains m’avaient enseigné au cours des années, je n’étais pas toujours pas capable d’imaginer « qu’ils »pouvaient un jour rivaliser avec « nous ». Je commettais toujours l’erreur de penser que toutes les familles, toute la population, tous les enfants devaient se battre pour réaliser juste le minimum – afin – d’aller – aussi – à la plage. »

Hans Rosling a donc compris ce jour là, qu’en 33 ans, il n’avait pas beaucoup changé d’idées. Bien qu’il dit avoir commencé à partager cette grande vision des africains. Il reste que dans Factfulness, il s’attelle à montrer aux yeux du monde que les choses évoluent. Peut-être doucement mais elles évoluent. Il a de quoi plaider pour un monde des évolutionnistes.

Prenons la plus terrible des tragédies décriées en ce moment, l’environnement :

Aujourd’hui, 15% de la surface terrestre est couverte et ce pourcentage se veut croissant au cours des années. Il faut faire attention de ne pas confondre les petits  changements à l’absence de changements. Ne négligez pas les changements annuels, même s’ils sont seulement de 0.1% - juste parce que cela semble insignifiant. En référence, en 1900, la protection de la surface terrestre était de 0.03% et 0.2% vers 1930.

Source: 
IMFURA