Entrepreneurs... Vous avez le droit de dire NON!

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Oser dire non.

Notre collègue canadien, LP Maurice, a dernièrement fait une chronique où il déploie une analyse assez réaliste sur les conséquences de l’usage du mot non dans la société ou plus particulièrement pour un entrepreneur. Il le qualifie du « mot le plus dangereux du dictionnaire » pour un entrepreneur.

On peut lire : « NON. Ce mot si petit et en même temps si puissant. Trois petites lettres qui peuvent changer ton destin, t’enrager, te faire douter. Trois petites lettres qui ont un pouvoir surdimensionné, qui peuvent littéralement avoir un droit de vie ou de mort sur ton idée. [...] Beaucoup trop facile à dire, beaucoup trop puissant. Il met fin à une conversation, ferme le dossier, bloque la porte. Pour certains, ce mot est fatal. Combien de personnes ont abandonné après avoir reçu de plein fouet ce mot ? »

Il est difficile de nos jours de trouver une personne soutenant n’avoir jamais prononcée le mot non. Et pourtant les conséquences de son utilisation, si elles ne sont pas toujours en notre faveur, bien de fois, nous rendent les choses on ne peut plus compliquées. C’est dans cette nuance que notre collègue LP voit les choses. Selon lui, lorsqu’on lance une entreprise, il faut se garder à l’esprit de prononcer les non à tous les coups. Dans ce cas, on se donnera au moins une possibilité de persévérer malgré le non pressant afin d’avoir des résultats. Cependant contraste-il : « S’il veut avoir du succès, chaque entrepreneur doit garder un haut niveau de focalisation. Au début de son entreprise, il devra choisir les occasions et les projets qui ont le plus de valeur, et devra dès lors commencer à dire non. Quand son entreprise grandira, il n’aura plus le choix. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de son entreprise, il devra dire non. À répétition. Tous les jours. Souvent même 5 ou 10 fois par jour. »

Pour appuyer son argumentaire, LP Maurice cite Sam Altman, le jeune investisseur américain et directeur de Y Combinator, qui transmet ses conseils à l’intention des jeunes entrepreneurs dans son plus récent livre Startup Playbook, Il dit notamment : « Si j’avais seulement deux mots à leur recommander, ce serait : focus et intensité. Le focus consiste à ne pas essayer de tout faire, même si c’est tentant. Il s’agit d’être très critique par rapport à ses priorités. Les meilleurs fondateurs se concentrent sur quelques projets ou éléments seulement, mais les réalisent avec grande intensité et conviction ».

Dans un élan de conclusion, LP Maurice attire surtout l’attention sur la manière de dire non car nous ne le savons, cela peut vraiment détériorer les relations. Dans une liste de 5 points essentiels, nous avons choisi le 4ième point qui répond clairement par non dans le respect de notre interlocuteur, en occurrence : « Définir la prochaine étape. Parfois, malgré le refus, il est possible d’ouvrir une porte vers le futur. « Non, pas cette fois-ci, mais n’hésite pas à prendre contact avec moi pour le prochain événement. » « Non, mais je pourrais te présenter à un ami qui pourrait t’aider. » « Non, mais peut-être dans six mois quand vous serez rendus à la prochaine étape de votre projet. » Surtout, ne créez pas de fausses attentes. Promettez seulement ce que vous être prêt à livrer. Dans d’autres cas, la seule option est de souhaiter bonne chance à votre interlocuteur dans ses démarches. »

Source: 
IMFURA