Dividendes: les endroits du monde où ils montent...et ralentissent

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@DR

Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont progressé de 2,3% au deuxième trimestre, avec un ralentissement aux États-Unis et une croissance marquée en Europe, selon une étude du gérant d'actifs Henderson Global Investors publiée lundi.

Le montant total des dividendes mondiaux a atteint 421,6 milliards de dollars d'avril à juin, soit une hausse de 9,7 milliards par rapport au deuxième trimestre 2015, selon un communiqué du gestionnaire d'actifs.

La hausse est moins marquée qu'au premier trimestre, précise Henderson, «en raison, notamment, de la performance mitigée des États-Unis», peut-on lire dans l'étude. 

La contribution américaine au montant total a ralenti, affichant la plus faible augmentation depuis 2013, ce qui s'explique en particulier par «la solidité du dollar», précise le communiqué. 

Cette moindre performance n'est cependant «pas une source d'inquiétude», selon Alex Crooke, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Henderson Global Investors, cité dans le communiqué. 

«Enclenché à la fin de l'année dernière», ce ralentissement doit plutôt être interprété « comme une normalisation (...), après plusieurs trimestres de croissance à deux chiffres», estime-t-il. 

La place prépondérante de l'Europe s'explique pour sa part par le caractère saisonnier du versement des dividendes dans la région, «le plus prononcé au monde», selon le communiqué. 

Plus de 80% des dividendes de l'année ont déjà été payés en Europe et l'ensemble des secteurs et des pays de la région sont concernés, «ce qui est encourageant pour les investisseurs», poursuit le communiqué. 

«Les sociétés françaises, en particulier, ont fortement contribué à la progression de la région», affirme M. Crooke. Ainsi, quasiment neuf sociétés françaises sur dix ont augmenté ou maintenu leur dividendes, notamment dans le secteur bancaire ou du luxe, selon Henderson. 

Le deuxième semestre laissant place aux régions où les dividendes progressent moins rapidement comme les pays émergents, l'Australie ou encore le Royaume-Uni, le gérant d'actifs s'attend à des versements moins importants qu'aux deux derniers trimestres.

La chute de la livre qui a suivi le vote en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pèsera sur la contribution du pays, même si l'impact devrait rester limité étant donné que nombre d'entreprises britanniques majeures payent leurs dividendes en dollars, explique Henderson. 

Sur fond de moindre croissance économique mondiale au deuxième trimestre, Henderson révise par ailleurs à la baisse ses prévisions annuelles, à 1160 milliards de dollars désormais contre 1180 milliards auparavant, soit tout de même une augmentation de 1,1% par rapport à 2015.

Pour son étude, Henderson analyse chaque année les dividendes versés par les 1200 plus importantes sociétés en termes de capitalisation boursière, au 31 décembre de l'année écoulée.

 

Source: 
AFP