Des manifestations anti-Trump se propagent à travers les Etats-Unis

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Des manifestations d'opposition à Donald Trump se sont propagées à travers plusieurs grandes villes des Etats-Unis mercredi soir, moins de 24 heures après la victoire de ce-dernier à l'élection présidentielle.

Des manifestants sont descendus dans la rue à New York, Chicago, dans la région de San Francisco, à Washington DC et Detroit, chantant "Not my president" ("pas mon président") et ont dénoncé le racisme, la xénophobie et le sexisme qui ont ponctué campagne menée par Donald Trump.

A New York, quelques milliers de personnes ont commencé leur marche à Union Square, sont remontés Broadway jusqu'à la Trump Tower, et on bloqué la circulation à l'heure de point. La foule s'étalait sur plus de 40 blocks. 

Les groupes ont scandé des douzaines de slogans anti-Trump. D'après la police, la foule devant la Trump Tower a atteint près de 10.000 personnes tard dans la nuit. 

A San Francisco, les opposants se comptaient aussi par milliers et arboraient des pancartes avec des messages comme "Trump says go back, we say fight back. No to racism, sexism, war" ("Trump dit rentrez chez vous, nous disons battons-nous. Non au racisme, au sexisme, à la guerre").

Marche sur Market Street, à San Francisco, Californie, REUTERS/Stephen Lam

Marche sur Market Street, à San Francisco, Californie. REUTERS/Stephen Lam

Natalie Toland, une habitante de San Francisco, a déclaré à Business Insider avoir réagi à la victoire de Donald Trump par un état de "choc et de sidération".

"Nous montrons au peuple américain et Donald Trump que nous ne reculerons pas et n'acceptons par cette ignorance totale", a ajouté Natalie Toland, avec une pancarte disant "Not my president" ("pas mon président").

Des manifestants comme Sarah Huck ont admis avoir sous-estimé la colère et la division qui traverse le pays depuis quelques années. 

"Je pense que c'est un symptôme du ras-le-bol de notre pays avec la manière dont l'Etat est géré", a indiqué Sarah Huck à BI. "Je ne pense pas que je comprends pleinement à quel point les gens ont été enragés par ce que je considère comme du progrès et ce qu'eux considèrent comme un changement de l'Amérique blanche."

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que la victoire surprise de Donald Trump était en partie due au fait que la candidate démocrate, Hillary Clinton, a sous-performé avec nombre d'électeurs, dont les Afro-Américains et les Latinos. Elle devait remporter le vote populaire, toutefois.

Sur les campus, les étudiants ont commencé leurs propres manifestations.

A Berkeley High, en Californie, environ 1500 élèves et professeurs sont sortis des cours à 9 heures du matin, raconte le Los Angeles Times.

Une pinata à l'effige de Donald Trump incendiée à Los Angeles, Californie, 9 novembre 2016. REUTERS/Mario Anzuoni

Une pinata à l'effige de Donald Trump incendiée à Los Angeles, Californie, 9 novembre 2016. REUTERS/Mario Anzuoni

Environ 2000 personnes ont manifesté après l'élection de Trump à UCLA, à Los Angeles. Une piñata à l'effige de Trump a été incendiée dans une poubelle, rapporte le quotidien de Los Angeles. Dans la nuit de mercredi, une effigie Trump a été brûlée devant la mairie. Des centaines de manifestants ont aussi bloqué la circulation sur l'autoroute 101 vers 22h40.

Près de 2000 personnes se sont réunis devant le Trump International Hotel de Chicago, scandant ""No Trump! No KKK! No racist USA", indique Reuters.

Adriana Rizzo, une des manifestantes à Chicago, a indiqué à l'agence : "Je suis juste vraiment terrifiée par ce qui est en train de se passer dans ce pays." Elle avait une pancarte invitant à "profitez de vos droits tant que vous le pouvez."

Les manifestations interviennent alors que les dirigeants politiques ont demandé aux Américains de s'unir derrière Donald Trump.

Le président Barack Obama, Hillary Clinton, défaite par Trump, et même le républicain Paul Ryan ont appelé à surmonter les divisions après une campagne qui a laissé des traces.

Ces manifestations massives laissent croire qu'il y a peu d'envie pour faire cela actuellement.

Manifestants et pancartes anti-Trump à Los Angeles, Californie. REUTERS/Mario Anzuoni

Manifestants et pancartes anti-Trump à Los Angeles, Californie. REUTERS/Mario Anzuoni

Les manifestations ressemblent fort à celles qui ont émaillé les 18 derniers mois de la campagne électorale. Pendant et après la primaire républicaine, les gens s'en prenaient aux supporters de Donald Trump et manifestaient pendant ses meetings. Nombre de ces manifestations sont devenues violentes.

Trump, après que Clinton lui ai concédé mercredi matin, s'est adressé à un public joyeux à New York, demandant aux Américains de mettre de côté leurs différentes et promettant d'être un président "pour tous les Américains."

Ces mots, toutefois, n'ont pas été bien reçus par ces citoyens qui disent avoir souffert de répercussions d'une élection amère et clivante.

Version originale : Bryan Logan et Chris Sanchez/Business Insider

Source: 
BI FRANCE