Conférence avec Mr Hani ALALMI, Chairman et Co-fondateur de JEST.

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@IMFURA: Mr Hani ALALMI, Chairman et Co-fondateur de JEST.

Pour ceux qui ne le savent pas ou ceux qui l’ont oublié, la Palestine et plus précisément Jérusalem, la ville de notre expert, est la terre sainte et surement très loin de s’ériger en pays/ville des startups. Si quelques-uns d’entre vous se plaignent encore de la montée des églises universelles et/ou dites de réveil, alors sachez que vous être très probablement en dessous des 25% de ce qui se passe de l’autre côté.

Mr Hani lui, a vraiment insisté sur l’or sur lequel les jeunes camerounais étaient couchés. Car la Palestine, précise-t-il, « ne dispose d’aucune ressource naturelle précieuse en dehors de la bible ». Il a fait table rase sur celui ou celle qui peut se dire entrepreneur avant de déboucher sur une définition concrète du mot startup qui n’est autre chose que « la capacité de trouver un problème, chercher à le résoudre, et avec la possibilité de toucher une très grande cible et donc de donner à la futur entreprise une capacité de croissance exponentielle dans un laps de temps ». 

Cependant tout ceci n’est pas sans barrière. Les participants, particulièrement très actifs, ont listé un ensemble de barrières locales à l’épanouissement entrepreneurial au Cameroun, au nombre desquelles, le fameux problème financiers, l’inaction gouvernementale, le système éducatifs entre autres et pas des moindres, la famille qui parfois s’y oppose radicalement. Notre expert prend note de toutes ces limites et note surtout qu’elles sont familières à quasiment tous les pays du monde et particulièrement en Palestine dont il est originaire. Pour s’en faire une idée, il prend un exemple sur ses propres aventures.

Lorsqu’il a ouvert son entreprise, il voulait des moyens financiers pour grandir. Alors, il est allé vers les banques pour faire un emprunt de dix mille dollars, un peu plus de cinq millions de nos francs CFA. Cependant on lui demandé ses réalisations. Or il n’avait que son plan d’affaire et voulait justement le réaliser. On lui a également demandé des garanties qu’il n’avait malheureusement pas, car encore jeune et à la recherche de gagner son pain quotidien. Ensuite, il est allé voir son grand père qui fait fortune dans le vin, juste pour imaginer l’immensité de sa fortune. « Il disposait de plusieurs entreprise », précise notre expert. « Je lui ai demandé du financement pour mon projet. Et il m’a demandé de choisir une de ses entreprises dans le monde où je souhaiterais travailler et ce serait plus simple ainsi. »

Ces simples refrains suffisent donc clairement pour comprendre l’ampleur du problème. Toutefois, le but n’est pas de se laisser emporter par les problèmes, mais de les surmonter ; « de trouver les voies et alternatives » car il y a toujours la possibilité de faire BIEN autrement. Pour illustrer encore, l’exemple de UBER qui a révolutionné le métier de taximan en Europe a été éloquent.

Dans ce secteur, la législation a mis sur pieds tout un ensemble de mesure pour la règlementation. Cependant, les fondateurs de UBER se sont rendu compte que les lois ne concernent qu’un chauffeur de taxi et son client dès lorsqu’il y a échange de service contre payement direct d’une somme d’argent. Or les règles pour acquérir le statut de taximan sont très lourdes et prennent beaucoup de temps comparable selon notre expert « à la graduation d’un licence en mathématique ». 

Or tout le monde ou presque connait conduit et peut donc, logiquement, porter un client d’un point A pour un point B, surtout avec l’évolution de la technologie où la géolocalisation n’est ni plus ni moins qu’une question sans obstacle. Alors, UBER a décidé de monter une compagnie où le client peut appeler et on lui affrète directement un véhicule. Seulement, le paiement se fait directement à l’entreprise et non au chauffeur comme cela était le cas. Ce système fait en sorte que l’État perde le contrôle sur les chauffeurs, qui, eux, n’ont plus besoin de subir les tests interminables pour devenir chauffeur de taxi. Et en même temps, les taxis sont portés aux couleurs de UBER.

Mais notre expert note que malgré une si grande réussite en Europe, UBER n’a pas reçu de cadeau pour s’installer aux USA. Il a été combattu par les syndicats et le gouvernement. Comme quoi, personne ne gagne sans sacrifices et sans bataille pour ses valeurs et son projet.  Et parfois notre capacité à dépasser les limites dépend uniquement des raisons pour lesquelles nous décidons d’entreprendre ou de lancer notre startup.

S’appuyant sur sa propre histoire, notre expert fait savoir qu’avant de lancer sa boite, il s’est rendu que nombreux de ses camarades d’enfance c’était tous refugiés dans les grandes boites en occident, « ce qui n’est pas mauvais en soi, mais les investissements dans leur pays d’origine se font attendre ». Alors, il a lancé JEST avec pour mot d’ordre (Believe in u c’est-à-dire croit en toi) pour non seulement accompagner les jeunes qui sont sur place et aussi pour accompagner les investissements des autres.

C’est alors que, lorsque l’ambassadeur d’Israël du Cameroun lui a demandé s’il pouvait venir partager son expérience au Cameroun, il a très vite accepté, car, rigolons un peu, son directeur de développement est un Camerounais. « Et je sais combien les camerounais sont innovants ». Inspirant n’est-ce pas ? Alors lisez les autres articles vous en serez toujours accroché aux lèvres du bien-pensant esprit innovant.

En passant, dans Pensée altruiste et devenez riche, le Président fondateur de IMFURA affirme que « au fure et à mesure que nous avançons vers nos rêves, notre confiance s’accroit, nous nous réalisons ! » 

Source: 
IMFURA