Cameroun : le gouvernement menace de sanctionner les agents publics coupables de divulgation de documents confidentiels

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Le Premier ministre (PM), Philémon Yang (photo), a adressé une circulaire, le 29 mars, aux autorités territoriales décentralisées et aux directeurs généraux des établissements et entreprises publics.

 M. Yang écrit : « Il m’a été donné de constater qu’au mépris des lois et règlements en vigueur, les documents et informations confidentiels des institutions de l’Etat et des organismes du secteur public, sont régulièrement divulgués auprès d’un public non autorisé. Ce phénomène prend de l’ampleur à la faveur de la vulgarisation d’internet et l’apparition des nouveaux outils de communication électronique qui accentuent la propagation des informations ». 

Le Premier ministre dit avoir observé la diffusion récurrente, notamment sur les réseaux sociaux, ou d’autres moyens de communication de masse, des documents présentant un caractère sensible et souvent revêtus de la mention « confidentiel », « secret » ou « très secret », selon le cas. Il en est de même des informations relatives à des opérations menées dans le domaine de la sécurité, de la défense, et aux procédures pendantes devant les juridictions.

« Au-delà du fait que ces pratiques répréhensibles sont de nature à compromettre l’efficacité de l’action publique, elles constituent également des atteintes graves à la sûreté de l’Etat, de plus en plus en proie à des menaces sécuritaires, multiformes », écrit le PM.

Aussi, afin de mettre un terme à cette situation, et en attendant la finalisation des plateformes et chartes des données de l’Etat, le Premier ministre demande-t-il dorénavant aux destinataires de cette circulaire de s’assurer, mieux que par le passé, du respect de l’obligation de discrétion professionnelle incombant aux agents publics placés sous leur responsabilité, tel que consacré par le statut général de la fonction publique.

Par ailleurs, Philémon Yang instruit de « traduire systématiquement devant les instances disciplinaires compétentes les agents publics présumés coupables de violation de l’obligation de discrétion professionnelle ; de n’affecter à la chaîne de gestion de courrier de leur service, que des personnes justifiant d’une probité indiscutable […] ».

Source: 
Investir au Cameroun