Cameroun : 05 informations à ne pas oublier cette semaine

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Cameroun, Premier ministère: Conseil de Cabinet

1.      Le Premier ministre, Philemon Yang, a présidé un conseil de ministre ce 26 janvier 2017

L’ordre du jour comportait les points ci-après :

·         L’exposé du ministre des Finances sur «l’appropriation des résolutions du Sommet extraordinaire des chefs d’État d’Afrique Centrale du 23 décembre 2016 sur la situation économique et monétaire dans la zone CEMAC»;

·         L’exposé du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire sur «les mesures de renforcement de la stabilité macroéconomique au Cameroun»;

·         Le rapport du ministre de l’Agriculture et du Développement rural sur «les préparatifs de la table ronde sur l’agriculture camerounaise».

Voici les résolutions

·         la mise en place d’une politique budgétaire adéquate, notamment par la réduction significative du train de vie de l’Etat et la rationalisation des dépenses de transfert;

·         le renforcement de la politique monétaire et de la stabilité financière par le maintien de la parité fixe actuelle au regard de la situation des économies de la CEMAC;

·         le raffermissement de la coopération internationale avec les partenaires techniques et financiers;

·         la poursuite des réformes structurelles par la mise en œuvre d’une stratégie intégrée de diversification de l’économie des pays de la CEMAC;

·         l’approfondissement de l’intégration régionale par le renforcement de l’union douanière, la libre circulation des personnes et développement des projets intégrateurs à travers le Programme Economique Régionale.

·         l’identification des principaux leviers de croissance susceptibles d’induire un nouveau cycle de création de richesses;

·         la conduite à bonne fin des réformes structurelles en cours afin de promouvoir la croissance et réduire la pauvreté;

·         la dynamisation de l’investissement privé pour assurer le soutien à la croissance économique;

·         la priorisation des financements concessionnels ou sous la forme de partenariat public-privé;

·         l’amélioration de l’efficience des investissements publics.

2.      CEMAC : Une soixantaine d’établissements financiers menacés de sanction

La Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac) s'est réunie récemment à Libreville, au Gabon, sous la présidence de Lucas Abaga Nchama, a menacé de sanctionner une soixantaine d’établissements financiers de la sous-région Cemac, sans les citer nommément. En effet, au cours de cette session, la Cobac a décidé d'adresser une injonction à un établissement de crédit, à une holding et à 55 établissements de microfinance (EMF), à l'effet de se conformer à la réglementation prudentielle dans un certain délai. Par ailleurs, le gendarme du secteur de la finance a décidé de proroger le délai d'injonction adressée à deux établissements de crédit et à un autre du secteur financier. Une autre structure de crédit a été mise en demeure pour transgression récurrente des dispositions réglementaires.

Investir au Cameroun.

3.      Phase 2 du port en eau profonde de Kribi : Eximbank va prêter 390 milliards FCFA

Le ministre de l’Economie de la plnaification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, est habileté depuis le 20 janvier 2017 par le président Paul Biya, à signer avec la Banque d’export-import de Chine (Eximbank-Chine) deux accords de prêt d’un montant cumulé de 390,2 milliards de FCFA pour le financement partiel du projet de construction du port en eau profonde de Kribi, phase 2. Dans le détail, le premier accord de prêt est préférentiel et s’élève à 301,8 milliards de FCFA. Ce qui signifie le taux d’intérêt sera faible. Il tourne généralement autour de 2,7%. Le second prêt, lui, est concessionnel et s’élève à 88,4 milliards de FCFA. Il est constitué d’une composante « don » d’au moins 35%. Son échéance de remboursement est plus souple.

Lorsque l'infrastructure portuaire sera pleinement opérationnelle, après une première phase de cinq ans avec une activité estimée à 1,4 million de tonnes de fret par an dès la deuxième année, une seconde phase du port de Kribi de 15 ans prévoit la mise à disposition d’un quai adjacent de 350 mètres ainsi que des installations et des équipements complémentaires pour une activité supérieure à 3 millions de tonnes par an.

Investir au Cameroun.

4.      Crise anglophone : Arrestation de Sokem Ngale Mborh

Selon le quotidien camerounais Le jour, dans son édition du 27 janvier 2017, relate que Sokem Ngale Mborh, adjoint du procureur général près la Cour d’appel du Sud-Ouest à Buea «a été interpellé par des éléments de la police entre Buea et Kumba mardi matin et conduit vers une destination inconnue». Cependant, selon de nombreuses sources il serait en détention à Yaoundé.

5.      Indice de la perception de la corruption

C’est le 25 Janvier que nous avons appris, à travers Transparency International, que le Cameroun est passé de la 130ème place sur 167 possibles qu’il occupait en 2015 pour se loger à la 145è rang sur 176 Etats. Aussi, l'Etat camerounais perd également un point au niveau de sa note. Car sur un total de 100 points possibles, le pays a obtenu une note de 26 en 2016 contre 27 en 2015.

L’IPC 2016 du Cameroun, comme celle des autres territoires évalués, s’appuie sur des sources de données provenant d’institutions indépendantes spécialisées dans l’analyse de la gouvernance et du climat des affaires. Transparency explique que la corruption comprend généralement des activités illégales, qui sont délibérément dissimulées et ne sont révélées qu’à travers des scandales, des enquêtes et des poursuites judiciaires. Selon l’ONG, soixante-neuf pour cent des 176 pays figurant dans l’Indice de perception de la corruption 2016 enregistrent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 (où le pays est perçu comme très corrompu) à 100 (où le pays est perçu comme très peu corrompu).

Source: 
IMFURA