Boukarou, Changer le monde : Olivier Madiba

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@ MADIBA Olivier

Il y avait encore un autre jour pour nous enseigner que « le travail ça paie et sa donne une sorte de discipline ». Des personnes assez exceptionnelles nous expliquent toujours comment elles sont capables de travailler durant 15 ans sans repos et dans une chronologique de 40 heures par semaines. C’est fou nor… C’est encore plus fou lorsque vous faites du « porte à porte ». Cela ressemble bien à cette autre personne qui « s’est formée dans la rue en vendant des abonnements à des journaux. Elle n’avait de salaire que si quelqu’un payait ses journaux ». Et comme on ne se l’imagine pas très souvent et pourtant tous les entrepreneurs futés nous le rappellent « au début personne ne paie souvent ».

Très souvent les gens ne vous ouvriront pas la porte. Dans notre cas, notre concernée vivait dans un quartier chic glamour. Et vous imaginez bien que dans ce type de secteur, « tout le monde ou presque est déjà abonnés ». Cette remarque, si simple, est pourtant la première leçon d’entrepreneuriat d’une soirée enrichissante, « connaître son marché ». Car évidement si votre offre n’est pas adaptée à votre marché donc à la demande, alors vous courrez à la ruine car les convaincre sera très difficile.

Or, convaincre la personne derrière la porte de vous ouvrir reste tout un défi. Bien que vous soyez certain d’être dans votre marché, restez souriant ! « une fois que la porte est ouverte, nous avons 15 secondes pour convaincre. » Il faut aller vite et droit au but. En passant, ce n’est pas le slogan de Marseille car aller droit au but signifie gagner. On peut pourtant aussi perdre, bien qu’étant souriant, pour certaines raisons. Une grande partie des noirs en occident comprennent très bien ce geste qui consiste à nous claquer la porte au nez. Cela n’empêche pourtant pas à des personnes comme Frantz atangana de Wecashup de croire à la deuxième règle entrepreneuriale de cette soirée. « La prochaine porte sera surement ouverte et il y aura mon client ». Et dans ces pensées, l’histoire dit très souvent que nous devenons definitivus, pour emprunter le vocabulaire latin, « la première vendeuse dans notre cible ».

Nous sommes donc tous d’accord que notre cible nous donne ce titre, magnifique, pour une raison principale, c’est que nous avons réussi à répondre à toutes leurs préoccupations. Car nous le rappelle les entrepreneurs purs et durs, « vous devez vous préparer afin d’être prête devant toutes les questions d’une cible ». Ces stratégies, si simple, sont communes pour tous les être de la terre et de divers pays. Que l’on soit dans son pays d’origine, c’est déjà un avantage car devoir vous jeter la banane dans un stade de football c’est très gênant. Et lorsque vous finissez par donner le but de la victoire à votre pays, c’est toute votre force intérieure qui vous appelle.

 

L'histoire que nous venons de donner est, en effet, celle de Rebecca Enonchong, CEO d'Appstech et promotrice de Activ Spaces, le 1er tech-incubateur camerounais, ci-dessus en image. Pour lancer une autre structure d'accompagnement, comme le Boukarou, on ne pouvait envier mieux ... Ok! Let's go ...

Laissez que j’embarque sur une présentation qui avait plus trait à un truc des dinosaures. Genre réalisable dans le futur. Certes dans IMFURA, nous parlons de l’Imagination d’un Futur Rassurant, mais Olivier Madiba était plus dans un truc bien plus … qui n’est pas envisageable par tout le monde car, tu dois te connaître assez. Très certainement, dans tout le Cameroun, on peut très rarement trouver des jeunes, de moins de 35 ans, qui portent des projets qui exigent 28 milliards de francs CFA en termes d’investissement sur trois à dix ans.

Mais cela vaut la peine car si tu espères servir 18 millions de personnes utilisant tes services et produits comme l’imagine les wallbreakers de Madiba, il faut oser… rassurance car dit-il : « le monde n’est pas fait pour atteindre un état fini. Il n’y aura aucune terre promise ». En 3 ans le parcours de kiro’o games est simplement « héroïque ».C’est donc quoi les wallbreakers ?

En fait, voici ce que nous avons compris en gros : Ce sont ceux qui utilisent les jeux et les services pour bâtir ensemble une communauté où les inspirations et les motivations des uns et des autres sont essentielles pour la survie du groupe. Et le défis des wallbreakers repose sur leur capacité à lancer une culture, notamment, ici, on parle de la culture digitale, « créer la nouvelle ère du business » Ça reste toujours compliqué ?

Voici comment on peut résumer tout cela : Dans une famille, le père regarde sur You tube les vidéos sur le mindset produit par kiroo qui enseignent sereinement « le changement de mentalité ». Pendant ce temps, sa fille Olivia, joue à Aurion. Un jeu dont les valeurs essentielles interpellent, disons, sur le leadership. Quant au garçon Jean Patrick par exemple, il est plus intéressé à l’entrepreneuriat, une offre de service digital offerte par Kiro’o games. Pendant ce temps, la mère paye les bonus de kiro’o pour abaisser sa facture dans les espaces commerciaux afin, disons, de nourrir sa famille. Ainsi de suite, la chaine peut continuer de se lancer au point où certains manuels de kiro’o pourraient être d’ailleurs enseignés dans les écoles et autres…

On peut donc se rendre compte que toute la communauté ne consomme que les produits et les services d’un même fournisseur, désigné, ici, les wallbreakers. Leur but fondamental étant de se rassurer que tout le monde apprend avec tout le monde et que les valeurs de bases sont saines. Mais Madiba le dit très bien : « il faudra uniquement se focaliser sur l’expérience et la relation client » car sinon les wallbreakers seront au sol, pour peu que la chaine clientèle sera au sol. Voilà un projet qui peut rapporter, bas mots, « 38 milliards de francs CFA » selon Olivier himself.

Lui, qui s’est fait dédicacé un ouvrage de César Tchoffo, Pensez altruiste et devenez riche, rappelle que « Au-delà du but financier intéressant, wallbreaker est surtout un pari idéologique et une démonstration de ce que nous voulons faire au monde, sur la rentabilité de la richesse humaine ». Ne pas finir ses études universitaires et ayant eu 10.00 dans tous ces examens académiques, il faut dire que c’est osé !

En passant, dans Pensez altruiste et devenez riche, César Tchoffo dit que « la plus part du temps, le problème de l’innovation est d’évaluer la capacité des populations à l’intégrer ou non » Et lorsque sur 28 milliards d’investissement, 21 sont consacrés à la communication, réfléchissons ! 

Source: 
IMFURA