Boukarou, Changer le monde : Entretien avec Arielle kitio

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@ IMFURA : Arielle kitio

De l’académique était en jeu ce soir aussi. Arielle kitio, branché sur ses 1m75, avec un talon 8cm de long dresse sa présentation sur 04 piliers : Observer voir comprendre agir (dans son environnement). Ceci l’emmène à croire en trois grands principes :

·         Croire au pouvoir de l’éducation: (l’instruction, la morale) Pouvoir de la jeunesse « éduquée »

Pouvoir du partage, du mentoring, du réseau : Retenons ceci : si tu allumes une bougie, ce n’est pas parce que tu éclaires plusieurs personnes qu’elle va devenir plus faible. Il faut partager le savoir. Et cette fameuse phrase de chez nous nous revient : « quelqu’un est quelqu’un derrière quelqu’un ». Il faut toujours trouver un élément qui nous détermine. Pour changer le monde il faut s’éduquer.

·         Ensuite vient la reconnaissance des opportunités et savoir les saisir.

Le chemin de l'action est celui qui est le moins emprunté

Toujours se demander quel est le problème à résoudre. Quelles sont les outils qui sont à notre disposition. (Profession, diplôme, réseau). Arielle est clair « il y a un étudiant qui sait coder et il y a un autre qui sait coder pour résoudre un problème. » Voici une histoire toute taboue qui, malheureusement, reste encore d’actualité dans les milieux jeunes.

Lorsqu’elle était à l’université et qu’il y avait des exercices à faire, ses camarades voulaient seulement son rapport. Elles étaient si préoccupées par les soins à donner à leurs copains (les gars) au point où elles n’avaient pas de temps à accorder au codage. Parfois elle organisait des évènements pour les femmes, « tu les appelles et elles ne sont jamais disponibles. Tu les obliges et elles trouvent que tu as un problème alors que toi tu penses qu’elles ont des problèmes. »

Afin de trouver une solution définitive à un tel problème, elle a donc décidé de traiter le mal à la base. C’est-à-dire apprendre aux jeunes filles à coder bien avant qu’elles n’arrivent à l’université. « Plus je travaille, plus je trouve cela fascinant car sur 44588 diplômés Bac+2 et 3 recencés au Cameroun en 2012, 7% seulement proviennent de l’ingénierie, IT.» Voici l’articulation des différentes priorités de Kitio.

1.       WIT Information Technology Women and Youth pour faire des ateliers pratiques, pour que les jeunes filles touchent du bout du doigt les autres métiers que la comptabilité, l’action commercial, licence en mathématiques. « Nous devons regarder d’autres métiers comme designer, It consultant, community web manager etc ».

2.       SST Students talks, des experts viennent dire aux jeunes ce que le marché de l’emploi a besoin. Et tout cela n’est pas toujours accepté. « Quand tu fais ta chose sache que ce n’est pas tout le monde qui est auprès de toi qui veut que tu réussisses ». Cela a été le cas pour un student talks qu’elle voulait organiser. Cependant certains sont venus la soutenir pour remercier ses efforts même si l’évènement n’a pas eu lieu. Beaucoup de personne étaient là mais l’administration de l’université les a tous chassé. Elle a reprogrammé son évènement et cela a marché.

3.       Youth and gilrs empowernment : il s’agit ici des jeunes qui éveillent les ainées comme beaucoup le font déjà avec leurs parents.

Pour tout, cette citation puisée de la langue de shakespeare reste parlante : « There is no need to be perfect to inspire others. Let others get inspired by how you deal with imperfections. »

Source: 
IMFURA