11 choses que Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook fait autrement

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Le PDG de Facebook a sa manière à lui de travailler. Une manière inspirante... Photo: DR

Nous n'en revenons tout simplement pas! À peine le webinaire d'hier midi proposé par Olivier Schmouker et qui visait en réalité à dévoiler son tout nouveau livre 11 choses que Mark Zuckerberg fait autrement s'était-il terminé que les auditeurs se sont mis à aller sur Amazon pour le feuilleter... et l'acheter. Résultat? Tenez-vous bien, ce matin, voici ce qu'on pouvait lire sur la fiche du livre sur Amazon :

> Numéro 1 des ventes sur Amazon dans la catégorie Livres d'affaires en français;

> Numéro 1 des ventes sur Amazon dans la catégorie Leadership;

> Numéro 1 des ventes sur Amazon dans la catégorie Motivation.

On vous le disait, c'est purement incroyable!

Ensuite, pour dire merci à ses lecteurs, il a décidé de répondre dans cet article à toutes les questions auxquelles il n’a pu répondre hier vu la multiplicité. Vous l'avez compris, Il s’est donné le plaisir de prendre le temps et de répondre à plusieurs d'entre elles...

Pour commencer, la suivante :

«Quelles qualités recherche avant tout Mark Zuckerberg lorsqu'il embauche quelqu'un?»

Il se trouve que le PDG de Facebook a déjà répondu lui-même à cette question. Voici sa réponse : «Je n'engage une personne que si je me dis que je serais prêt à travailler pour elle. Pourquoi? Parce qu'à long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception».

Autrement dit, il n'embauche une personne que si elle parvient à l'emballer, pour ne pas dire à l'épater. Il faut qu'elle ait des talents supérieurs ou différents des siens, à même de l'aider à aller plus loin dans un projet que ce qu'il avait imaginé au départ. Ce qui est, à mon avis, un grand signe d'humilité...

«Peut-on dire qu'il applique les concepts de l'holocratie? Ou bien, ceux de la méthode Agile?»

Mark Zuckerberg va plus loin que les concepts de l'holocratie ou de la méthode Agile.

L'holocratie repose grosso modo sur l'intelligence collective : par exemple, la prise de décision revient non pas à une personne (le leader), mais à l'ensemble du groupe. Elle considère que 1+1=3, ce qui permet d'obtenir des résultats supérieurs aux approches traditionnelles, lorsque tout fonctionne à merveille au sein du groupe en question. Un exemple, c'est celui de Zappos, un site de vente en ligne de chaussures et d'accessoires de mode. Mais Facebook ne pratique pas l'holocratie en tant que telle, il est plutôt ici question d'autonomisation et de responsabilisation de chaque équipe et même de chaque employé, et ce, jusqu'à la limite que chacun veut bien se fixer (nous avons chacun de nous une tolérance au risque qui est différente, et c'est parfait ainsi).

Quant à la méthode Agile, Facebook s'en distingue sur de nombreux points, notamment par le fait que ses ingénieurs ne font pas appel tant que ça aux utilisateurs finaux pour trouver des idées neuves, ou même pour les valider. Car son but n'est pas de répondre nécessairement aux besoins des gens, mais d'en créer de nouveaux.

«Que proposez-vous aux dirigeants d'entreprise qui souhaiteraient transformer leur culture organisationnelle?»

Nous les invitons à s'inspirer de Mark Zuckerberg. Non pas chercher à copier-coller ce qu'il fait, mais voir ce qu'il fait autrement et adapter cela à leur propre réalité. Cela peut se faire très facilement :

> Prenez un dossier mineur, qui est sans cesse repoussé aux calendes grecques;

> Confiez-le à une personne qui a vraiment envie de s'en charger;

> Invitez cette personne-là à composer sa propre petite équipe, à partir de personnes pertinentes et volontaires;

> Donnez-leur le champ libre pour trouver et mettre en place la meilleure solution qui soit, sans vous en mêler une seconde (pourvu que le budget alloué, même minime, soit respecté);

> Une fois la solution identifiée, invitez-les à l'expérimenter, si possible grandeur nature;

> Si c'est un succès, saluez-les et lancez le projet à grande échelle;

> Si c'est un échec, prenez-le temps d'en analyser la ou les raisons, et tirez-en des enseignements que vous partagerez avec tout le monde; puis, invitez-les à plancher sur un autre dossier mineur.

> Recommencez toute l'opération depuis la première étape, avec un autre dossier.

«Que voulez-vous dire en disant que Mark Zuckerberg ne travaille jamais? J'ai du mal à saisir...»

Voici un extrait du livre qui donne un début de réponse :

«Quatre mois après avoir lancé Facebook, Mark Zuckerberg répondait aux questions de Michael Grynbaum, journaliste au quotidien estudiantin Harvard Crimson. Celui qui venait tout juste d’avoir 20 ans avait alors déclaré ceci : « Mon rêve, c’est de ne jamais travailler. Je veux passer mes journées à faire quelque chose de cool, certainement pas avoir sur le dos quelqu’un qui me dit quoi faire et qui surveille si je respecte les échéanciers. À mes yeux, ne pas avoir à travailler, c’est un vrai luxe ; un luxe que, j’imagine, je vais réussir à m’offrir un beau jour. ».

«Un luxe qui est bel et bien devenu son quotidien, puisqu’il consacre chacune de ses journées à ce qui le passionne, et à rien d’autre. Du coup, les heures filent même sans qu’il s’en rende compte : « Je n’ai qu’un souci à propos de mon mari, dit Priscilla Chan, son épouse, avec qui il a eu un bébé, Maxima, née le 1er décembre 2015. C’est son alimentation. Il lui arrive souvent d’être tellement plongé dans ce qu’il fait au bureau qu’il en oublie de manger – et après, il rentre à la maison en se plaignant qu’il ne se sent pas bien, qu’il a mal à la tête ».

«« Chacun de nous a besoin de faire quelque chose qui le passionne. C’est pourquoi il est vital de connaître nos passions avant d’entreprendre quoi que ce soit », explique Mark Zuckerberg, en précisant que « la Silicon Valley souffre d’un grave défaut, sa culture entrepreneuriale qui consiste à lancer une start-up sans même savoir précisément ce que l’on veut accomplir ». Et d’enfoncer le clou : « Décider de créer une entreprise, c’est bien, mais il est impératif de savoir au préalable ce qui nous passionne, sans quoi il sera impossible de connaître une véritable réussite ».

«La passion, donc. Mark Zuckerberg a réussi le tour de force de trouver dès le début de sa carrière ce qui le passionnait, et d’en faire son quotidien. Mais soyons honnêtes, ce n’est pas donné à tout le monde. Comment faire, dès lors, pour trouver ce que sont nos passions et la façon dont nous pourrions en vivre, à l’avenir ? Une réponse intéressante à cette interrogation existentielle se trouve dans un article de Manfred Kets de Vries, ce professeur de management de l’École de commerce Insead à Fontainebleau (France) que certains surnomment le « psy des entreprises névrosées », dans laquelle il propose une idée a priori rigolote, mais en vérité on ne peut plus sérieuse : inviter les PDG à... jouer dans un carré de sable !»

Que signifie ce passage du livre? Qu'il convient de tenter au moins une fois l'expérience de ne plus travailler, mais bel et bien de jouer durant l'une de nos journées de bureau. Et ce, que l'on soit PDG, gestionnaire, ou simple employé. Car cela nous permettrait de voir notre réalité au travail d'un œil neuf, et d'ensuite oser améliorer ce qui doit l'être (sans pour autant se lancer dans une révolution totale!). Car, au fond, cela nous permettrait de renouer avec le plaisir. À l'image du quotidien de Mark Zuckerberg.

Voilà. Nous espérons avoir retranscrit l’article dans comme dans son originalité tout en répondant aux questions précieuses que se posaient les webinaires hier encore. Et surtout, de vous avoir donné l'envie d'en savoir davantage à propos de 11 choses que Mark Zuckerberg fait autrement. cliquez sur ce lien pour feuilleter les premières pages.

En passant, une dernière pensée du PDG de Facebook : «Je crois dur comme fer que l'on ne fait jamais quelque chose de grandiose en faisant comme les autres, en faisant comme on a toujours fait auparavant».

Alors, à vous de jouer, à présent!

Cet article est totalement inspiré d'Olivier Schmouker

Source: 
IMFURA